Prépa semestrielle ou Prépa estivale ?

Vous êtes très nombreux en cette fin d’année 2017 à vous poser la question du choix de la prépa que ce soit sur Facebook et sur les nombreux groupes apparentés au CRFPA 2018 ou sur Twitter.

Cet engouement provient essentiellement des premières réductions qui fleurissent en provenance des différentes prépas. Le choix est pléthore.

Dans cet article, pas de comparaison sur les prépas (je m’y refuse, elles ont chacune leurs spécificités) mais déjà la réponse à une question que chacun se pose : Prépa semestrielle ou Prépa estivale ?

 

  • La prépa semestrielle pour prendre son temps

    C’est le format que j’ai choisi lorsque je me suis préparé au CRFPA. C’est l’idéal. Evidemment c’est aussi un pari sur l’avenir. La semestrielle, c’est 6 mois de formation, de cours, d’exercices. Il faut être assez disponible, surtout si vous la faites en présentielle. Personnellement, j’ai décidé de ne me consacrer qu’à la préparation de l’examen durant 6 mois. Après avoir beaucoup hésité avec un stage.

Je comprends d’ailleurs que beaucoup d’entre vous peuvent hésiter avec le stage longue durée qui peut aussi être intéressant. A vous de peser le pour et le contre. Est-ce que votre stage est en rapport avec une spécialité choisie pour l’examen ? Si oui, foncez !

La semestrielle vous permet d’alterner les semaines de cours et d’examens sans vous presser. Vous avez le temps de découvrir les fascicules qui vous sont distribués, de vous en imprégner. Le programme est allégé mais mine de rien, il reste dense.

  • La prépa estivale pour gagner du temps

La prépa estivale permet aux étudiant-e-s une mise à jour expresse. Plusieurs raisons peuvent vous amener à choisir une prépa estivale ;

  1. Retard qui peut évidemment provenir d’une année chargée (vous êtes en M1, M2 et vous n’avez objectivement pas eu le temps de réviser).
  2. Besoin d’actualisation.
  3. Manque d’entraînement durant l’année..

La prépa estivale commence généralement fin juin-début juillet. Les fascicules commencent à être distribués en Juin et au fur et à mesure de la prépa. La qualité d’une prépa se mesure à sa faculté à distribuer les polys dans les temps. Il n’est pas normal de lire ici ou là que des étudiants ont reçu la majorité de leurs fascicules à la fin de la formation.

On ne va pas se cacher, c’est un rythme intensif. Il faut tenir le coup souvent dans la chaleur des salles de classes où des dizaines d’étudiants s’entassent. Le point positif c’est que tout le monde est dans la même galère et il y règne une assez bonne ambiance.

La prépa estivale ne permet pas d’alterner les semaines de cours et les semaines de compositions. Tout à lieu dans la même semaine, cours et compositions. Très souvent, vous composez en début de semaine et vos cours se déroulent en fin de semaine.

C’est un rythme qui ne permet aucune sortie de route. Il faut se tenir à l’emploi du temps et rendre ses copies dans les temps. Le moindre retard se paie souvent très cher. Le conseil, c’est de ne pas rester seul durant la prépa estivale. Constituez vous un groupe de travail.

  • La prépa en fonction de sa spécialité

    Vous êtes aussi nombreux à hésiter sur la prépa à cause du choix de la spécialité. Vous recherchez alors la prépa de vos rêves qui proposerait le meilleur contenu en terme de qualité selon que vous êtes pénalistes, affairistes..

Effectivement, c’est un point qui doit compter dans le choix de votre prépa mais qui ne doit pas non plus être déterminant. Déjà parce que les avis que vous trouverez sont à prendre avec des pincettes et surtout parce que la pédagogie d’un enseignant est d’appréciation subjective. Renseignez-vous sur l’enseignant qui vous dispensera la matière de spécialité, demandez son nom et consultez son CV en ligne, son LinkedIn pour connaître ses compétences, ses travaux..

Les enseignants sont généralement des universitaires ou avocats, rodés depuis plusieurs années aux exigences de l’examen du CRFPA. Quoi qu’il en soit, soyez vigilant à la disponibilité de vos enseignants. Je sais que cette qualité ne peut se vérifier qu’au cours de la prépa..

 

  • La prépa à distance (semestrielle ou estivale), utile lorsque l’on cumule un stage ou un emploi.

La plupart des prépas proposent une plateforme e-learning permettant de suivre à distance les cours et actualisations. Souvent retransmis en Direct, cela vous permet de rester chez vous tout en continuant à suivre les enseignements.

Cela implique une constance dans les révisions. En effet, rester chez soi peut être une solution à double tranchants : Vous économisez du temps de travail (celui que vous ne perdez pas dans les transports par exemple) mais vous êtes aussi en totale autonomie pour composer ou suivre les enseignements. Et inévitablement, les distractions sont bien plus importantes.

Soyez consciencieux et essayez au maximum de vous caler sur le rythme de la prépa présentielle (que ce soit en semestrielle ou en estivale). Ne prenez pas de retard dans la remise de copie. Cela implique de garder les mêmes horaires lorsque vous composez.

Astreignez vous également à faire vos compositions dans les temps.  En cinq heures pour la note de synthèses, 2 heures pour la procédure…

Généralement vous rendrez vos copies directement sur la plateforme en la scannant. Soyez vigilant, de manière générale, au délai de correction. Une bonne prépa doit pouvoir corriger les copies de ses étudiants en une semaine ou 10 jours grand maximum. Si vous composez chaque semaine, vous devez donc recevoir chaque semaine une copie corrigée.

Vous l’aurez remarqué, les prépas usent (et parfois abusent) des réseaux sociaux pour vous proposer des contenus toujours plus innovants (correction d’une note de synthèse, d’un cas pratique avec possibilité de poser en direct ses questions…). Soyez quand même vigilants. Je pense que ces nouvelles pratiques sont très chronophages. Lors de ma préparation, je ne perdais pas de temps sur la correction. Je regardais les points qui étaient perfectibles et je préférais passer rapidement à un nouvel entraînement. En clair, ne passez pas 1h30 à suivre la correction d’un cas pratique, c’est une perte de temps. 

 

  • Le nombre d’entraînements 

Là aussi, c’est un argument qui doit peser dans le choix. Le nombre d’entraînements doit être conséquent. Evidemment, il faut respecter la balance qualité/quantité. Rien ne sert d’avoir des sujets à n’en plus finir si les thèmes ne vous correspondent pas et si les corrections ne sont pas de bonnes qualités.

De manière générale, les prépas proposent entre 5 et 10 entraînements dans chaque matière. Le nombre d’entraînements est souvent précisé sur leurs sites internet.

Des sujets supplémentaires sont régulièrement proposés, notamment vers la fin de la prépa.

  • Cumuler Prépa semestrielle et Prépa estivale ? 

    Si cela peut vous rassurer ;-). J’ai juste « un peu » peur que l’on vous ramasse à la petite cuillère fin août. Si vraiment c’est votre choix, inutile dans ce cas de souscrire à une prépa estivale « intensive » si vous avez déjà effectué 6 mois de semestrielle… Privilégiez les entraînements durant votre prépa estivale.

  • Réussir sans prépa 

    La prépa, c’est un investissement financier et cela demande du temps. Si vous comptez passer le CRFPA en 2018 et que vous manquez déjà de temps pour cumuler vos révisions, votre M1 ou votre M2 et peut-être l’IEJ, inutile de vous aventurer dans le choix d’une prépa.

    Cela pour une bonne et simple raison : L’objectif d’une prépa c’est avant tout de vous entraîner toujours et encore en multipliant les examens. Là où la prépa peut être contre-productif c’est qu’avant de s’entraîner, il faut un minimum connaître son cours. Or, vous risquez rapidement d’être dépassé si vous n’arrivez pas à suivre le rythme.

    S’inscrire à une prépa nécessite donc du temps. De plus, vous ne serez pas forcément maître de votre emploi du temps (correction, examens, cours, méthodologie..)

    Enfin, je vous déconseille les prépas qui proposent des cours toute la semaine (dimanche inclus). Je pense que c’est même un rythme dangereux qui, au minimum, va vous dégoûter de l’examen. Le CRFPA, c’est un marathon sur plusieurs mois qui nécessite aussi de penser un peu à vous. Les moments de décompressions sont rares mais doivent exister. N’hésitez pas à correspondre avec les Directeurs/Directrices de Prépa pour demander les emplois du temps.

    Si vous êtes capables de travailler en autonomie. Si vous êtes motivés à passer seul cet examen. Si vous avez réunis tous vos cours actualisés et avez suffisamment d’entraînements, alors peut être que la prépa n’est pas indispensable. Rien n’est définitif cependant. Si au mois de Juin, vous vous rendez compte que vous ne suivez plus votre emploi du temps et que votre motivation décroît, peut être que le moment sera venu d’envisager une prépa.

    Si vous avez besoin d’être cadré, si vous avez peur de ne pas encaisser la pression que peut apporter ce genre d’examen, alors dirigez-vous vers une prépa. Sachez également que des formules proposent uniquement les examens. Cela peut être un bon compromis pour votre porte-monnaie 😉

 

Pour résumer, soyez vigilants à deux choses avant de choisir votre prépa : la convivialité et la disponibilité. Enfin, rappelez-vous d’une chose : une prépa n’est pas là pour vous apporter un second cours magistral que vous avez déjà pu avoir lors de vos études. La prépa permet un soutien moral et un accompagnement dans la méthodologie et dans les entraînements. Elle ne sera pas là forcément pour vous dispenser un cours.

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